Bonne mine, bronzage, peau qui semble différente au toucher... Puis septembre arrive parfois avec des tiraillements, quelques imperfections ou des taches plus visibles.

Le soleil laisse plusieurs traces sur la peau. Et elles ne sont ni toutes négatives, ni toutes immédiates.

La peau utilise notamment les UVB pour initier la synthèse de vitamine D. Elle produit de la mélanine et mobilise différents mécanismes de défense face aux rayonnements. Et ces capacités ont leurs limites.

Comprendre ces différentes réponses permet surtout de répondre à une question très concrète à la rentrée :

Votre peau a-t-elle besoin de quelque chose de différent ?

Pour les personnes pressées

Le soleil n’a pas un seul effet sur la peau.

Les UVB participent à la synthèse de vitamine D. Face aux UV, la peau produit également de la mélanine : le bronzage est donc aussi une réaction de défense.


En parallèle, des expositions trop importantes ou répétées peuvent provoquer des dommages cellulaires et participer au vieillissement cutané.

À la rentrée, inutile donc de considérer automatiquement votre peau comme une peau à « réparer ».

Regardez d’abord ce qui a réellement changé.

Et parfois, ce n’est même pas le soleil : changer de lieu pendant les vacances, c’est aussi changer d’eau, avec une dureté et une composition qui peuvent modifier les sensations de votre peau. 

Le soleil n’est pas seulement une histoire de bronzage ou un agresseur

Nous avons besoin du soleil.

Les UVB permettent notamment à la peau d’initier la synthèse de vitamine D. Celle-ci intervient ensuite dans différents fonctionnements de l’organisme, notamment au niveau osseux et musculaire.

La peau joue donc ici un rôle concret dans la relation entre notre environnement et notre organisme.

Soleil → peau → vitamine D → organisme.

C’est déjà une première manière de regarder autrement notre relation au soleil.

Car celui-ci n’est pas simplement « bon » ou « mauvais ».

Tout dépend aussi de l’exposition.

Que fait votre peau lorsqu’elle reçoit des UV ?

Elle réagit.

Le bronzage en est la manifestation la plus visible.

Sous l’action des UV, les mélanocytes augmentent la production de mélanine. Ce pigment participe à la protection naturelle de la peau face au rayonnement ultraviolet.

Autrement dit, ce teint hâlé que nous apprécions souvent pendant l’été correspond également à une réponse de défense de la peau.

Et ce n’est pas sa seule réponse.

L’épiderme peut également s’épaissir. La peau dispose de systèmes antioxydants qui participent à neutraliser une partie des espèces réactives produites sous l’effet des UV. Elle possède également des mécanismes permettant de réparer une partie des dommages cellulaires.

Ce qui est intéressant ici n’est pas que le dommage provoqué par les UV. 

C’est la capacité de la peau à répondre.

Elle pigmente.

Elle s’adapte.

Elle mobilise ses défenses.

Elle répare une partie des dommages.

Ces mécanismes participent à sa capacité à faire face aux variations de son environnement.

Et ils ont leurs limites.

Le saviez-vous ? La vigne aussi s’adapte au soleil

À la fin de l’été, les raisins ont passé plusieurs mois exposés au rayonnement solaire.

Et comme notre peau, la vigne ne reste pas simplement passive face à cette exposition.

Des travaux présentés par INRAE sur les effets des UV-B sur la vigne montrent qu’elle met en place une réponse d’acclimatation.

Parmi les mécanismes observés : la production de composés photoprotecteurs, notamment des flavonoïdes, ainsi que l’activité d’enzymes impliquées dans ses systèmes antioxydants.

Autrement dit, face au rayonnement, la vigne ajuste une partie de son fonctionnement pour y répondre.

Et comme pour notre peau, cette capacité d’adaptation a ses limites. Lorsque les contraintes liées au rayonnement et à la chaleur deviennent trop importantes, des dommages peuvent apparaître.

La vigne et la peau ne fonctionnent évidemment pas de la même manière.

Et leur observation fait apparaître un point commun intéressant : le vivant ne reste pas passif face à son environnement. Il s’y adapte avec les moyens dont il dispose.

C’est aussi ce qui permet de regarder autrement notre bronzage.

Notre peau s’adapte au soleil.

Elle aussi, jusqu’à certaines limites.

Les défenses de la peau ont aussi leurs limites

C’est probablement là que notre perception du bronzage peut nous induire en erreur.

Parce que nous voyons une jolie couleur, nous pouvons facilement associer bronzage et peau en bonne santé.

Biologiquement, le message est différent.

Le bronzage signifie aussi que la peau a été exposée aux UV et qu’elle a déclenché une réponse pigmentaire.

Et cette défense reste limitée.


Les UVA pénètrent plus profondément dans la peau et participent notamment à l’altération des fibres de collagène et d’élastine.

Les UVB agissent davantage au niveau de l’épiderme et peuvent provoquer des lésions de l’ADN cellulaire.

Lorsque l’exposition devient trop importante ou se répète, les systèmes naturels de défense et de réparation peuvent être dépassés.

La capacité de la peau à s’adapter ne signifie donc pas qu’elle peut tout absorber.


Le bronzage ne constitue pas une protection suffisante contre les UV et ne remplace pas la photoprotection.

Pourquoi certains effets apparaissent-ils après l’été ?

Pendant les vacances, tout semble parfois aller plutôt bien.

Et quelques semaines plus tard, la peau change.

Tous les effets de l’exposition ne deviennent pas visibles au même moment.

Et l’été ne se résume pas aux UV.

Chaleur, transpiration, baignades, sel, chlore, climatisation, douches plus fréquentes, changement de climat ou changement d’eau pendant les vacances modifient également l’environnement quotidien de votre peau.

Elle sort donc de plusieurs semaines de sollicitations différentes.

Cela ne signifie pas automatiquement qu’elle est « abîmée ».

Cela signifie d’abord que son environnement a changé.  

Votre peau peut simplement manquer de confort

Elle tire davantage.

Elle semble plus sèche.

Son toucher change.

Le soleil peut y participer. Et il n’est pas le seul facteur.

Chaleur, baignades, nettoyages répétés ou eau très calcaire peuvent également intervenir.

Deux personnes ayant passé le même été ne retrouveront donc pas nécessairement leur peau dans le même état. 

 

Les imperfections peuvent revenir

Pendant l’été, la peau paraît parfois plus nette.

Puis les imperfections reviennent.

L’épaississement de l’épiderme sous l’effet des UV peut notamment participer à l’obstruction des follicules chez certaines peaux à tendance acnéique.

La chaleur, la transpiration, les produits utilisés et les habitudes de nettoyage peuvent également intervenir.

La conséquence pratique est plus intéressante que la recherche d’un coupable :

le réflexe n’est pas nécessairement de nettoyer davantage.

Une peau qui change ne demande pas automatiquement davantage de produits.

Certaines pigmentations deviennent plus visibles

Le hâle uniforme que l’on apprécie et une pigmentation devenue irrégulière ont un point commun : la mélanine.

Et ils ne racontent pas exactement la même chose.

Les expositions répétées aux UV participent notamment à l’apparition de modifications pigmentaires au cours du temps.

Une pigmentation qui évolue, une tache inhabituelle ou un grain de beauté qui change d’aspect relève en revanche d’un avis médical, pas d’un conseil cosmétique. 

Et certains effets du soleil ne se voient pas en septembre

Une partie des effets liés aux UV est cumulative.

Les expositions répétées participent progressivement aux modifications du collagène et de l’élastine, à certaines irrégularités pigmentaires et au vieillissement cutané.

La prévention ne concerne donc pas uniquement les vacances.

Elle se construit dans le temps.

La peau sait se défendre. Elle n’est pas invulnérable.

Alors, de quoi votre peau a-t-elle réellement besoin après l’été ?

Peut-être de davantage de confort.

Peut-être d’hydratation ou d’un apport lipidique.

Peut-être d’un geste différent face aux imperfections.

Peut-être d’une attention particulière à une pigmentation devenue irrégulière.

Et peut-être de ne rien changer.

Il n’existe pas une routine universelle de rentrée parce que toutes les peaux ne sortent pas de l’été de la même manière.
Avant d’ajouter automatiquement, le premier geste peut être beaucoup plus simple :

regarder ce qui a réellement changé.

La texture ?

Le confort ?

Les imperfections ?

La pigmentation ?

Ou rien ?

La réponse permet ensuite de choisir le geste utile.

Pas davantage.

Et si le premier geste était simplement celui de la douche ?

Lorsque votre peau recherche davantage de confort, modifier votre routine ne signifie pas nécessairement ajouter une nouvelle étape.

Le nettoyage est déjà là. Il s’agit lors de cette étape d’apporter nutrition et hydratation.

Concernant la utrition, l’huile d’argan fait partie des matières utilisées dans plusieurs produits lavants Lo des Vignes.

Le savon Argan Ylang-Ylang, saponifié à froid, permet de conserver le geste du savon solide.

La gamme de gels douche à l’argan permet de conserver le geste liquide, avec plusieurs parfums.

Deux usages différents.

Le choix dépend surtout de votre préférence et du geste qui existe déjà dans votre salle de bain.

Pas besoin d’ajouter systématiquement une étape pour modifier un geste.

Les savons solides Argan et les gels lavants à l’argan sont fabriqués dans notre laboratoire à Cognac, à la main.

Retrouvez ici notre sélection

Foire aux questions

Faut-il réparer sa peau après l’été ?


Pas systématiquement. Une peau confortable qui ne présente pas de changement particulier n’a pas besoin d’une nouvelle routine simplement parce que septembre arrive. Commencez par identifier ce qui a réellement changé.

Le soleil a-t-il des effets positifs sur la peau ?


Les UVB permettent notamment à la peau d’initier la synthèse de vitamine D. La peau possède également différents mécanismes permettant de répondre à l’exposition. Cela ne supprime pas les effets nocifs liés à une exposition excessive aux UV.

Pourquoi bronze-t-on au soleil ?


Le bronzage est une réponse de la peau face aux UV. Les mélanocytes produisent davantage de mélanine, pigment qui participe à sa photoprotection naturelle.

Une peau bronzée est-elle protégée du soleil ?


Seulement de manière limitée. Le bronzage ne constitue pas une protection suffisante et ne remplace pas les mesures de photoprotection.

Pourquoi ma peau tire-t-elle après les vacances ?


Plusieurs facteurs peuvent se cumuler : soleil, chaleur, baignades, sel, chlore, douches plus fréquentes, changement de climat ou eau différente. Il est donc utile de regarder l’ensemble des changements plutôt que d’attribuer systématiquement le tiraillement au soleil.

Pourquoi ai-je davantage d’imperfections à la rentrée ?


Chez certaines peaux, l’épaississement de l’épiderme lié aux UV peut participer à l’obstruction des follicules. D’autres facteurs comme la chaleur, la transpiration ou les habitudes cosmétiques peuvent également intervenir.

Faut-il exfolier sa peau après l’été ?


Pas automatiquement. Le geste dépend de l’état réel de votre peau. Si elle est déjà sèche ou inconfortable, multiplier les exfoliations peut ajouter une sollicitation supplémentaire.
Quelle routine adopter après l’été ?

Commencez par identifier ce qui a réellement changé : confort, sécheresse, imperfections ou pigmentation. Une routine de rentrée n’a d’intérêt que si elle répond à un besoin réel.

Source : 

France Inter – Dangers et bienfaits du soleil

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/vie-quotidienne-mode-d-emploi/bienfaits-et-mefaits-du-soleil-8599680

Dr Paul Dupont – Tous besoin de vitamine D ?, Métamorphose 

https://www.youtube.com/watch?v=5U1SpzJYrXI

INRAE 

https://eng-egfv.bordeaux-aquitaine.hub.inrae.fr/Staff/phd-students/les-anciens-doctorants-d-egfv/martinez-luscher-johann

Sans superflu, sans promesse magique. Juste des soins simples, bruts et sincères.

Si ce que vous avez lu résonne avec votre façon de prendre soin de vous, peut-être que notre univers vous parlera aussi.

Inscrivez-vous au blog

Pour recevoir l'ensemble des articles dès la parution